[TEST] Iron Maiden : Legacy of the Beast (Android)

Lorsque l’annonce d’un RPG dans l’univers d’Iron Maiden est tombée, je n’en ai pas cru mes oreilles. Grand fan du groupe devant l’éternel, j’ai foncé sur le titre malgré mon aversion pour le jeu vidéo sur mobile.

iron-maiden7En effet, je n’approuve pas du tout le modèle free to play / freemium, avec micro-transactions, parce qu’en général cela implique qu’il faut passer son temps à farmer pour avancer à partir d’un certain stade si on ne veut pas vider sa bourse. Idem, ce concept amène parfois les gros joueurs à payer pour progresser autant qu’ils le désirent en bridant le temps de jeu. Autant aborder ce point noir immédiatement, Legacy of the Beast se calque bel et bien sur ce modèle si l’on souhaite souder le soft, mais ne bloque pas tellement ceux ayant un rythme très modéré, à raison de quelques parties s’étalant sur plusieurs minutes par jour. Une fois que l’on a abordé ce jeu comme un passe-temps occasionnel, on peut profiter de ce qu’il a à offrir sans frustration, et sur le long terme car l’intérêt se renouvelle grâce aux mises à jour régulières apportant du nouveau contenu.

The Trooper

iron-maiden8A commencer bien sûr par l’OST absolument démentielle signée Iron Maiden. Elle comporte à la fois des morceaux archi-connus et des compositions inédites aux accents heavy métal bien reconnaissables enregistrées par le groupe. On retrouve des titres légendaires comme The Rime of The Ancien Mariner, 2 Minutes to Midnight ou encore Children of the Damned, un peu réadaptés pour l’occasion. Les développeurs ont sélectionné des passages qu’ils ont parfaitement positionnés pour coller à l’ambiance. La musique s’accorde avec les différentes situations : épique lors des affrontements et plus posée pendant les dialogues.

iron-maiden-legacy-of-the-beast-2Le cachet visuel est lui aussi de qualité grâce à une direction artistique de haute volée et des graphismes très fins. Le style graphique de Derek Riggs (le dessinateur des pochettes mythiques du groupe) est respecté, et on s’amuse à dénoter toutes les références visuelles à l’univers du groupe. Les apparences d’Eddie, la célèbre mascotte qui fait ici office de héros, sont tirées des différentes jaquettes, tout comme les décors de chaque stage (par exemple le géant enflammé du Wicker Man ou l’Égypte de 2 Minutes to Midnight). Seuls bémols : les temps de chargement demeurent plutôt longs, et l’obligation de se connecter à Internet est handicapante pour les trajets dans les transports.

The Book of Souls

iron-maiden4Autre source de déception : l’histoire se révèle assez cryptique et pas suffisamment poussée. On y contrôle Eddie qui voyage à travers le temps et l’espace à la recherche des fragments de son âme dérobée par le « Maître », un mystérieux individu que les fans ne tarderont pas à reconnaître. L’intrigue se laisse néanmoins suivre avec plaisir grâce aux multiples références glissées ça et là (conseil : mettez les textes en anglais pour les déceler plus facilement). Les clins d’œil se trouvent partout : dans les dialogues survenant entre les batailles et même le nom des différentes features du jeu, telles que le Book of Souls (titre du dernier album). Celui-ci a pour but de débloquer des soldats pour votre équipe en dépensant des âmes récoltées en récompense des combats. Ce qui nous amène enfin à parler du gameplay.

iron-maiden1Ce RPG se résume à enchaîner des batailles rapides au tour par tour, durant lesquelles les techniques spéciales utilisées requièrent de tapoter en rythme ou rapidement. Chaque stage comporte des missions/combats avec divers objectifs qu’il faut remplir pour débloquer des secrets. Une fois un monde terminé, il est possible de le refaire en mode « difficile » ou « insensé » pour davantage de bonus. Les divers loots servent notamment à faire monter le niveau des personnages ou de l’équipement. Tout l’intérêt réside dans la sélection des membres de sa team et leurs jobs (guerrier, mage, etc.) qui permettent d’exploiter les faiblesses adverses. On apprécie l’aide des amis (les Troopers) auxquels on peut emprunter un soldat. Plutôt basique dans ses mécaniques de jeu, l’ensemble s’avère néanmoins plaisant si l’on n’y passe pas trop de temps.

L'avis de X-Fab :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Grâce à son univers addictif, son ambiance inimitable et son gameplay pas prise de tête, Iron Maiden : Legacy of the Beast s’est déjà fait une bonne réputation sur le Play Store de Google. Ce free to play plutôt solide est un sympathique présent destiné aux fans du groupe, pour lesquels l’intérêt est multiplié par dix. Les autres trouveront sûrement le soft amusant 5 minutes, et passeront rapidement à autre chose à cause de son système de jeu répétitif (comme pour la plupart des jeux mobile du genre) et sa musique du diable (ah ah...). Up the Irons !!!

 

 

X-Fab

X-Fab est ainsi surnommé car il a passé de longues années au département des affaires non classées du FBI, en compagnie de Mulder et Scully… en tant que pièce à conviction. Persuadé d’avoir été enlevé par des ET, et clamant haut et fort qu’ils l’ont torturé en lui passant la musique de Tetris en boucle durant des semaines, il sait qu’il est différent des autres. Il prétend que son contact avec des entités paranormales lui a alloué des pouvoirs surhumains : ses pouces seraient cent fois plus rapides et puissants que ceux du commun des mortels. En quête de pouvoir, il réunit une équipe d’exception sur WebOtaku afin de convertir l’humanité à la cause des loisirs geek. Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, l’action-aventure, la baston, les jeux musicaux, et les cernes sous les yeux.

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