[TEST] Mass Effect : Andromeda (PS4, Xbox One, PC)

ME : Andromeda faisait partie des titres les plus attendus de ce mois de mars 2017 complètement dingue. EA n’a pas lésiné sur les trailers grandiloquents à tel point que la hype était au taquet chez les fans. Ce reboot de l’une des plus extraordinaires séries de RPG de ces dernières années est-il à la hauteur de nos folles espérances ? Vaste sujet que voilà.

Andromeda a déjà fait couler de l’encre avant même sa sortie, notamment au sujet de sa piètre performance en matière d’animations. Quelques informations fuitées par des confrères montraient du doigt des démarches proches de celle du gorille ou des expressions faciales étranges. C’est sûr qu’avec une telle aura négative, on a attaqué notre aventure avec de sacrées réserves, d’autant plus lorsqu’on a découvert la modélisation ratée de certains visages et divers autres problèmes techniques. Si l’on rajoute à cela des premières heures pas aussi captivantes qu’espérées, on se demande ce qu’il s’est passé chez BioWare pour rater le coche à ce point.

On suit les péripéties d’un groupe de colons dans le cadre du projet « l’initiative Andromeda ». Ce dernier consiste à trouver de nouvelles planètes habitables pour l’espère humaine dans la galaxie d’Andromède. Pour ce faire, des individus sont envoyés dans l’espace à l’intérieur de caissons cryogéniques au travers d’un voyage de plus de 600 ans. Bye bye donc la Voie Lactée des premiers opus, et direction de nouveaux horizons en compagnie de Scott ou Sarah Ryder, notre avatar inédit personnalisable de A à Z, qui sera accompagné par des coéquipiers d’espèces toutes aussi éclectiques que dans la bande de Shepard.

Hélas, le début de l’épopée a du mal à provoquer le même engouement que l’épisode original. La faute à un cruel manque d’épique, un rythme peu entrainant et une écriture qui peine à trouver son équilibre. Qui plus est, les nouveaux protagonistes ne véhiculent pas le même charisme que la fine équipe des premiers opus. Forcément, c’est dur de passer après Wrex, Garrus ou Tali, lesquels ont bénéficié de trois récits pour développer leur personnalité.

Après la pluie…

Malgré tout on persévère parce que, mine de rien, l’univers space-opera déboite toujours autant et le jeu reste super joli. En particulier les environnements extérieurs riches et diversifiés des planètes visitées. Enchaîner les atterrissages sur des mondes inconnus absolument magnifiques nous rappelle ces instants magiques vécus dans le tout premier volet, à la différence qu’Andromeda place la barre bien plus haut. Et pour cause, l’exploration de ces vastes terres (à pied ou à bord du véhicule Nomad) procure un réel dépaysement tant chaque panorama se révèle unique et nettement moins vide qu’à l’époque.

Puis, passé un certain point après l’introduction, le scénario révèle peu à peu sa profondeur et on retrouve enfin les qualités narratives des studios. D’autant que le soft propose un contenu phénoménal. Les très nombreuses quêtes (scénarisées ou non) nous invitent à transiter dans la galaxie et c’est avec beaucoup de plaisir qu’on bascule d’objectif en objectif (sauf pour les quêtes FedEx qui sentent un peu trop le remplissage). Qui plus est,  la bande-son signée John Paesano dans la lignée des premiers opus  colle à merveille à l’ambiance space-opera – on retiendra moins de morceaux marquants cela dit. Les doublages demeurent eux aussi de bonne facture, surtout en version anglaise.

… la tempête !!

Sans oublier de mentionner la nervosité des combats qui envoient sévèrement du pâté. Dash, saut, jet-pack permettant de rester en l’air, système de couverture automatique ; les nouveautés apportées rendent chaque bataille intense. Attention, Andromeda n’en oublie pas pour autant son côté RPG, et met largement l’accent sur la customisation des personnages (compétences, etc.) et de leur équipement. Les dialogues à choix multiples parsèment évidemment toujours le titre, même si on a l’impression que nos décisions ont au final assez peu d’impact sur l’issue de l’aventure. Du moins sur celle-ci car il y a fort à parier qu’une ou plusieurs suites sont au programme.

Malgré quelques ficelles réexploitées avec facilité, Andromeda sait donc nous faire rêver. En fin de compte, son plus gros souci, c’est qu’il souffre majoritairement de la comparaison avec une première trilogie qu’on a fini par idéaliser avec le temps (malgré ses défauts). Les conséquences courantes d’une attente démesurée, en somme.

L'avis de X-Fab :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
On a eu de belles frayeurs au début, mais Andromeda est en définitive une épopée remarquable qui offre un reboot bienvenu à la licence Mass Effect. En dépit de l’entame un peu longue à décoller et des enjeux au demeurant moins épiques que dans la première trilogie (pour l’instant ?), l’aventure sait se montrer prenante grâce à sa variété, les surprises qu’elle réserve et son casting intéressant (mais toutefois moins charismatique qu’auparavant). Très dynamiques et bien rodés, les affrontements continuent dans la lancée des épisodes précédents pour verser aujourd’hui dans l’action nerveuse. En parallèle, la série revient vers des mécaniques RPG bien plus présentes (notamment côté gestion des unités/équipements) pour un meilleur équilibre. Des problèmes techniques (animations ratées, bugs de collisions, ralentissements…) ternissent cependant le somptueux tableau offert par les décors magnifiques et les combats énergiques. Malgré tout, Andromeda se montre plutôt charmeur, d’autant que des MAJ viennent corriger tout ça depuis la 1.05. Reste à voir si BioWare parviendra à pallier davantage les soucis techniques avec les patchs annoncés, auquel cas la note peut encore grimper. Vivement la suite !

 

 

X-Fab

X-Fab est ainsi surnommé car il a passé de longues années au département des affaires non classées du FBI, en compagnie de Mulder et Scully… en tant que pièce à conviction. Persuadé d’avoir été enlevé par des ET, et clamant haut et fort qu’ils l’ont torturé en lui passant la musique de Tetris en boucle durant des semaines, il sait qu’il est différent des autres. Il prétend que son contact avec des entités paranormales lui a alloué des pouvoirs surhumains : ses pouces seraient cent fois plus rapides et puissants que ceux du commun des mortels. En quête de pouvoir, il réunit une équipe d’exception sur WebOtaku afin de convertir l’humanité à la cause des loisirs geek. Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, l’action-aventure, la baston, les jeux musicaux, et les cernes sous les yeux.

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