[TEST] Megadimension Neptunia VII

Ce n’est pas un secret, les budgets alloués aux productions Compile Heart sont dérisoires. A partir de là, la grande question est de savoir si l’on va encore nous ressortir la même formule “J-RPG low-cost” option Neptunia sur PS4. Les dès sont jetés.

Megadimension Neptunia VII_20151110144320Dès son entame, cet épisode annonce la couleur avec une réalisation datée. On s’y attendait, mais ça pique grave les yeux ! Le saut générationnel est loupé. Le fossé se creuse davantage avec les titres actuels, de plus en plus beaux, alors que Compile Heart semble figé dans le temps à l’ère PS2… D’un point de vue esthétique, seules les héroïnes mignonnettes et leur transformations trouveront grâce aux yeux des fans. La surprise provient en revanche de la bande-son. Habituellement, les OST de Neptunia sont inégales, avec pas mal de morceaux qui tapent sur le système. Ici, l’ensemble se révèle globalement bon. Presque trop même, tant certains thèmes envoient du lourd, créant un décalage avec la réalisation d’un autre âge.

14Cela ne nous empêche pas de continuer en misant sur le scénario apocalyptique et l’humour inconditionnel de la série. Hélas, malgré un début prometteur, la structure de l’histoire scindée en 3 actes se déroulant dans des dimensions différentes ne va pas jusqu’au bout des choses. L’ensemble souffre notamment d’un problème de rythme, à cause d’un va-et-vient entre plusieurs groupes de protagonistes et une traversée du désert à mi-parcours durant laquelle on se demande si les scénaristes n’étaient pas à cours d’inspiration. Les cliffhangers n’aboutissent sur rien, tout ou presque est téléphoné. Même la fin n’a pas de sens.  Grosse déception de cet épisode donc.

K-C-B-S

12Pour sauver les meubles, on peut toujours compter sur la fantaisie et le charme de la bonne quinzaine d’héroïnes, dont les transformations en déesses font leur petit effet. Ces demoiselles (aux noms/design/personnalités inspirés de l’industrie du jeu vidéo) sont d’ailleurs rejointes par 6 nouvelles figures dont K-Sha, C-Sha, B-Sha et S-Sha. On vous laisse deviner grâce aux initiales de quelles grandes compagnies japonaises il s’agit, sachant que K-Sha multiplie les tirades issues de Metal Gear Solid (sans parler de ses attaques spéciales caméo) et que S-Sha arbore une aile de Sephiroth dans sa transformation ultime.

15Côté gameplay, la base reste globalement la même en dépit des ajouts divers comme la construction de routes sur la carte du monde ou la possibilité de développer l’influence des villes. Ce sont surtout les combats qui ont connu le plus de changements. Toujours au tour par tour avec mouvements libres, on note désormais plus de finesse dans le système de combos, dans les attaques combinées qui dépendent du placement dans l’arène, ou plus de dynamisme grâce à la présence de nouvelles transformations/attaques ultimes. Dommage que ces modifications aient tendance à simplifier le tout au point de rendre l’enjeu de la plupart des affrontements inexistant. Au final, on ne peut s’empêcher de penser que cet opus fait office de bêta-test pour une éventuellement réédition sur Vita.

L'avis de X-Fab :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Malgré un sursaut qualitatif côté bande-son, le rendez-vous avec la génération actuelle est raté. On espère que de futurs efforts sur la technique seront effectués (on peut toujours rêver). Cet opus accueille quelques features inédites (transformations, attaques ultimes, etc.) qui rendent les combats très dynamiques, voire explosifs. Cela dit, ces nouveautés (ainsi que d'autres éléments moins gênants) créent un réel déséquilibre qui plombe le challenge. De plus, l'histoire, qui propose pourtant de bonnes idées de départ, s'essouffle rapidement à cause d'un cruel manque de rythme et d'originalité. Reste l'humour, et encore... Ce n'est donc pas ce Megadimension Neptunia VII qui va changer la donne. Cette série « sympatoche » mais criblée de lacunes reste la cible d'un public de niche, fan de Nep-Nep et ses consœurs.

X-Fab

X-Fab est ainsi surnommé car il a passé de longues années au département des affaires non classées du FBI, en compagnie de Mulder et Scully… en tant que pièce à conviction. Persuadé d’avoir été enlevé par des ET, et clamant haut et fort qu’ils l’ont torturé en lui passant la musique de Tetris en boucle durant des semaines, il sait qu’il est différent des autres. Il prétend que son contact avec des entités paranormales lui a alloué des pouvoirs surhumains : ses pouces seraient cent fois plus rapides et puissants que ceux du commun des mortels. En quête de pouvoir, il réunit une équipe d’exception sur WebOtaku afin de convertir l’humanité à la cause des loisirs geek. Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, l’action-aventure, la baston, les jeux musicaux, et les cernes sous les yeux.

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