[TEST] Superdimension Neptune VS Sega Hard Girls (PS Vita)

Cela fait un bout de temps que c’est le cas à la rédaction, et c’est avec une certaine satisfaction qu’on constate que le public s’est enfin lassé des productions low cost d’Idea Factory, Neptunia en tête. Eh oui, les ventes de la série dégringolent, mais cela n’empêche pas Compile Heart de persister dans sa lancée avec des titres toujours aussi minimalistes.

Non pas que l’on n’apprécie pas l’univers Neptunia, bien au contraire ; on éprouve même une certaine tendresse pour ses héroïnes super mignonnes et l’humour qui les caractérise. Tout ce que l’on souhaite, c’est que cette franchise soit exploitée à sa juste valeur, avec une vraie histoire, une réalisation qui ne fait pas honte au support, et un gameplay à la hauteur. Toujours formuler les mêmes reproches, c’est usant. En effet, pour commencer, il serait peut-être temps de changer de moteur graphique car l’ensemble commence à sérieusement piquer les yeux. Et bon sang, cette mise en scène à deux ronds n’aide pas à se sentir concerné par les évènements…

SEGA c’est plus fort que toi

Dans ce nouvel opus qui fait office de spin-off, nous suivons les aventures de IF et ses camarades incarnant les machines de SEGA (Neptune, Nepgear, Plutia et Uzume). On découvre également dans ce cross-over les Sega Hard Girls, autrement dit les représentations féminines des machines de la firme éponyme selon la vision de Dengeki Bunko. Les 2 clans s’affrontent donc au cours de cette histoire qui s’éloigne du pitch original de la licence. A terme, le but est d’assurer le futur de SEGA en remontant à travers les âges pour détruire le « Dévoreur du Temps », un super boss accessible rapidement mais bien trop puissant au départ.

L’objectif est d’affaiblir cette créature en accomplissant des « quêtes annexes FedEx ». Gros problème qui découle de ce concept : le soft multiplie les missions subsidiaires rébarbatives (comme dans les autres épisodes sauf qu’elles sont ici en surnombre). Cela se traduit par des allers-retours inintéressants entre les donjons, tant et si bien qu’on en a rapidement ras-le-bol. Et comme il s’agit d’un élément bloquant pour la progression, autant lâcher le jeu… D’autant que le récit dépeignant la guéguerre entre Neptune et les Sega Hard Girls manque de richesse. On n’est plus dans la parodie qui faisait le charme de la franchise à ses débuts. Pire encore, on ne sait pas réellement où veulent en venir les scénaristes. Reste un semblant d’humour pour sauver la mise, et – une fois n’est pas coutume – une bande-son qui se défend plutôt bien avec des musiques de combat qui donnent la pêche.

Du sang neuf malgré tout

Tout n’est pas à jeter heureusement. Les développeurs ont souhaité renouveler l’expérience en permettant (enfin !) aux joueurs de parcourir les niveaux et les époques du jeu dans l’ordre qu’ils désirent. Seule la difficulté plus ou moins bloquante les aiguillera dans leur choix de progression. On apprécie aussi les changements apportés au système de combat avec la jauge d’action. Celle-ci octroie une certaine latitude de mouvements (déplacements, attaques, etc.) avant de sonner la fin d’un tour. De même, un système de « jobs » a été implémenté, allouant aux personnages des rôles (Paladin, Berserker, Sorcière…). Enfin, on note l’apparition de « formations », lesquelles offrent l’opportunité de transcender les statistiques de l’équipe. Hélas, tous ces efforts se voient littéralement plombés par cette fichue volonté des concepteurs de forcer les joueurs à farmer au travers de tâches pénibles. Faire évoluer les persos réclame encore d’accomplir des quêtes annexes, de trouver des items rares, etc. Une vraie galère.

L'avis de X-Fab :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Compile Heart n’a toujours pas compris qu’un bon jeu ne se bâtit pas uniquement autour d’héroïnes attachantes. Cet ultime opus multiplie les erreurs de débutant en associant une technique à la ramasse à un système de jeu super lourd. Les bonnes idées telles que la volonté d’ouvrir le monde de façon à l’arpenter dans l’ordre souhaité ou l’évolution de l’aspect stratégique des combats se voient complètement obscurcies par le gros FAIL des missions annexes aussi pénibles qu’impératives. Il faudrait peut-être réagir non ?

 

X-Fab

X-Fab est ainsi surnommé car il a passé de longues années au département des affaires non classées du FBI, en compagnie de Mulder et Scully… en tant que pièce à conviction. Persuadé d’avoir été enlevé par des ET, et clamant haut et fort qu’ils l’ont torturé en lui passant la musique de Tetris en boucle durant des semaines, il sait qu’il est différent des autres. Il prétend que son contact avec des entités paranormales lui a alloué des pouvoirs surhumains : ses pouces seraient cent fois plus rapides et puissants que ceux du commun des mortels. En quête de pouvoir, il réunit une équipe d’exception sur WebOtaku afin de convertir l’humanité à la cause des loisirs geek. Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, l’action-aventure, la baston, les jeux musicaux, et les cernes sous les yeux.

Laisser un commentaire sur cet article :