[Test] Torment : Tides of Numenera (PS4, Xbox One, PC)

Lorsqu’on m’a proposé de tester Torment Tides of Numenera je n’avais pas la moindre idée de l’aventure dans laquelle j’allais me retrouver, n’ayant jamais personnellement joué à Planescape : Torment dont il est considéré comme le “successeur thématique”. Ce que j’avais vu du jeu avait titillé ma curiosité, donc j’ai foncé sans hésiter.

Dans ce RPG à la vue isométrique développé par  inXile (Wasteland 2) vous explorez la Terre un milliard d’années dans le futur, rien que ça. L’histoire se déroule dans le neuvième monde construit sur les ruines de huit civilisations avancées dont il ne reste aucune trace, tant sur l’identité de leurs habitants qu’au sujet de ce qui leur est arrivé. Seuls les vestiges des technologies précédentes influencent largement le quotidien des habitants.

Pour commencer, on vous donne le choix entre trois classe : les Jacks (polyvalents), les Glaives (guerriers)  ou les Nanos (magiciens). Personnellement, j’ai opté pour la classe Jack. Après un prologue durant lequel je me suis demandé si les développeurs n’avaient pas pris de produits illicites (mais des bons), vous vous retrouvez dans un lieu connu sous le nom de « labyrinthe » où vous faites la connaissance d’un étrange personnage qui vous explique que vous êtes dans les méandres de votre esprit et qu’une créature appelée l’Affliction veut votre mort. Ca fait toujours plaisir. Il vous invite à vite retourner dans un endroit baptisé la chambre de résonance, ce que vous faites bien évidemment.

Créez votre propre histoire

Vous découvrez ensuite que vous incarnez le dernier reliquat de la conscience d’un être immortel connu sous le nom du Dieu Changeant. Tel un amnésique un poil ingénu,  vous apprenez qu’il existe en réalité un nombre incroyable d’autres reliquats dans le Neuvième Monde. C’est ainsi que vous partez à leur recherche, accompagné par différents protagonistes dont vous faites la connaissance au cours de votre périple.

A partir de ce moment, les fondations de l’histoire sont mises en place et votre premier objectif est clair et précis. Enfin, façon de parler car il réside toujours un fond de mystique au sein de l’intrigue et de l’univers du jeu en général. Votre but sera donc de découvrir les évènements du passé pour comprendre les arcanes du présent, tout en levant le voile de mystère qui plane sur votre propre identité. Compliqué n’est-ce pas ? Et ce n’est pas tout, mais pour éviter de vous noyer sous les informations, je préfère m’arrêter là… A travers de nombreuses et très riches missions, vous allez vous transformer en “Explorateur” en quête d’artefacts et de vos “prédécesseurs”, tout en résolvant de petits problèmes qui vous permettront d’élargir votre champ de connaissance et devenir plus performant. Tout ceci en utilisant judicieusement vos compétences personnelles comme la persuasion, la connaissance des machines, les mensonges, etc.

Ce qui m’a frappé dès le début du jeu c’est la richesse des textes et toutes les options de questions et réponses qui peuvent à la fois faire évoluer l’histoire, mais aussi vous rendre de plus en plus fort. La grande ville où se déroule le début du jeu (la cité des Falaises de Sagus) annonce la couleur. Elle regorge de personnages tous plus ou moins surréalistes avec lesquels vous allez devoir interagir au travers d’une multitude de dialogues. Surtout ne vous en privez pas car ils ont tous quelque chose à offrir.

La cité est divisée en plusieurs zones, chacune avec son identité propre. Elle fourmille de détails riches et instructifs, que l’on se penche sur les fontaines, les vaisseaux prêts à prendre leur envol, la noirceur des bas-fonds ou les vestiges des précédentes civilisations. De nombreuses autres destinations viendront s’ajouter avec leur lot de quêtes, de mystères et d’énigmes qu’il vous faudra résoudre avec intelligence pour devenir de plus en plus performant et vous approcher de votre objectif final. Pour information, il faut compter une bonne trentaine d’heures de jeu pour boucler votre aventure, et bien plus si vous fouillez dans tous les recoins.

Diplomatie ou combats !

Lorsqu’on dit RPG, on pense évidemment combat. Mais dans le cas de Torment il faut savoir que la plupart des conflits peuvent être évités. Lors de certaines rencontres  il vous suffira d’utiliser judicieusement vos compétences et/ou de choisir les bonnes questions ou réponses qui vous seront proposées dans les dialogues pour déboucher sur une solution pacifique aux problèmes et ainsi faire avancer l’histoire. Il est d’ailleurs capital de noter que vos choix ont souvent un impact majeur sur vos interlocuteurs et qu’ils façonnent le monde qui vous entoure. Il s’agit là de la principale richesse du jeu, qui base son système de progression sur la réussite d’actions dans différents domaines en fonction de vos statistiques et la façon dont évoluent votre avatar et ses compères.

Malgré tout il ne sera pas toujours possible d’éviter l’affrontement. Basé sur du tour par tour, le système de combat n’est pas franchement une réussite, la faute à un classicisme assez prononcé. Pourtant ce ne sont pas les bonnes idées qui manquent. Certaines compétences de classe s’avèrent très intéressantes, mais elles ne servent hélas pas à grand-chose tant l’ensemble se montre sans relief et pas bien compliqué. Les ciphers, des reliques technologiques à usage unique, sont également là pour faire tourner un combat à votre avantage en cas de complication. Le seul bémol c’est qu’il vaut mieux éviter de trop en transporter car elles infligent des malus, mais vous pouvez en faire profiter vos compagnons de route.

Cependant, ne paniquez pas si vous avalez votre extrait de naissance au combat, vous serez renvoyé automatiquement dans le fameux labyrinth où vous pourrez rencontrer plein d’autres reliquats et en profiter pour papoter avec eux afin d’en apprendre davantage sur votre passé.

 

L'avis de Shurelia :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
Au milieu de tous les excellents jeux qui débarquent en ce moment sur consoles ou PC, Torment: Tides of Numenera est un OVNI fascinant qui sort du lot en nous proposant une histoire très étrange, pleine de mystère, avec des personnages intéressants et une qualité narrative exceptionnelle (un vrai livre interactif). Pour accrocher, il faut cependant aimer dévorer du texte par kilomètres et savoir lire entre les lignes afin de s'y retrouver dans cet univers mystique à souhait. Le seul réel point noir réside dans les rares combats au tour par tour peu palpitants, mais la qualité du reste fait largement oublier ce petit loupé.

 

Shurelia

Telle une magical girl, Shurelia est dotée d’un pouvoir très particulier : le temps et la fatigue n’ont pas d’emprise sur elle. Quand elle n’est pas en train d’écumer le monde virtuel à la recherche d’infos croustillantes, elle parcoure les terres de dizaines de RPG dans le but de sauver l’univers plusieurs fois par jour. Et tout ça depuis chez elle, en Isère. Son secret ? Elle ne dort pas. Et si jamais son côté humain venait à prendre le dessus le temps d’une petite sieste, elle a dressé ses chats pour taper au clavier à sa place et assurer l’actualité sur WebOtaku. Sa spécialité : le RPG.

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