[TEST] World of Final Fantasy (PS4, PS VIta)

Noyé parmi les infos concernant Final Fantasy XV, World of Final Fantasy sonnait comme un projet annexe sans ambition. De par ses visuels trop kawai et son fan-service apparemment gratos, il ne nous vendait pas du rêve, on l’avoue. Et puis on l’a testé.

1434558313-8669-capture-d-ecranDès les premiers instants, WoFF sait trouver les arguments pour nous séduire. A commencer par sa robe graphique. Car si elle s’avère loin d’être fulgurante, la réalisation jouit de la patte Tetsuya Nomura pour le chara-deisgn et d’un rendu visuel aussi mignon que chatoyant. Le mélange entre le style SD qui ne se prend pas au sérieux et l’atmosphère délicate, sans fioriture, fait mouche. (Sur PS Vita, il faut tout de même noter quelques couacs techniques comme des ralentissements et des chargements longuets). Côté musique, WoFF a beau jouer la carte de la facilité, force est de constater que ça fonctionne. La bande-son alterne des remix de thèmes célèbres de la saga (qui touchent forcément la nostalgie des joueurs) avec des morceaux inédits efficaces.

1479740139-4148-capture-d-ecranIl n’en faut pas plus pour nous inviter à continuer l’aventure. Pourtant, le pitch de départ n’est franchement pas engageant : on suit les péripéties de Lann et Reynn, deux jumeaux amnésiques (hum…) qui peuvent capturer les Myrages (les créatures du soft)… Et c’est à peu près tout. Même lorsque la trame se dévoile un peu plus avec le combat contre la Fédération, ça ne casse pas des briques. On apprécie tout de même cette volonté de la part des textes de flirter avec le second degré, ce qui colle plutôt bien avec l’ambiance décalée.

Cela dit, la structure narrative sous forme de courts chapitres s’étalant sur une trentaine de minutes chacun permet de s’investir dans l’histoire tout en offrant l’opportunité de se promener sans perdre le fil. D’autant que WoFF encourage le joueur à explorer librement et sortir des sentiers battus grâce à un contenu auxiliaire assez conséquent. Moult secrets demeurent à découvrir en farfouillant, – des Myrages exclusifs notamment -, sans oublier les multiples quêtes annexes ou encore les missions subsidiaires du Salon de Thé (auprès duquel il est aussi possible de se procurer les héros de FF en tant qu’invocation moyennant quelques gemmes astrales).

Pyramide et fan service

1479741066-7198-capture-d-ecranQuant au système de jeu, il se montre lui aussi à la hauteur. Plutôt simples globalement – sauf lorsqu’on s’attaque à des créatures exotiques haut level -, les combats au tour par tour ne réinventent pas la roue au premier abord. On remerciera la fonction d’avance rapide qui permet de gagner du temps ! Tout le sel du gameplay provient en réalité du concept de capture des Pokém… Pardon, des Myrages, et de leur gestion. Primo, les collectionneurs acharnés seront occupés un moment de par les conditions spéciales requises pour attraper chaque cible. Une fois en poche, il faut faire évoluer ses Myrages via un sphérier, afin de développer leurs caractéristiques. C’est ensuite avec le système de Pyramide que le potentiel stratégique explose. Grâce à cette feature, on a la possibilité d’empiler les héros avec leurs créatures, de façon à combiner les statistiques et les compétences de ce petit monde (magies, faiblesses/résistances élémentaires, etc.).

1479638851-6111-capture-d-ecranIl est temps d’aborder l’essence même du titre, à savoir les références perpétuelles aux anciens épisodes de FF. Mais attention, il ne s’agit pas ici de fan service totalement gratuit comme c’est le cas dans plusieurs productions récentes signées Square Enix. Non, malgré le melting-pot ultime auquel on assiste, l’univers Final Fantasy est idéalement exploité pour créer un ensemble cohérent. On vient à croiser pléthore de personnages légendaires au cours de nos promenades dans des lieux qui ne laisseront pas les fans indifférents. Et le petit plus super sympa, c’est que tous ces caméos ne sont pas structurés de façon logique (des héros de FFIX apparaissent par exemple dans une zone issue du monde de FFV…), ce qui rend leur recherche encore plus amusante. On ne s’en lasse pas.

L'avis de X-Fab :www.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.comwww.dyerware.com
On craignait l’effet FF Explorer, mais finalement ce WoFF a su taper juste, et contrairement aux apparences, il s'adresse aux fans hardcore de la série. Malgré un scénario léger qui sert essentiellement de prétexte pour faire éclore petit à petit la magie FF, son univers enchanteur, son gameplay solide et surtout son exploitation intelligente de la mythologie de la série le rendent indispensable. Qu’on lorgne du côté de la liberté d’exploration, des quêtes annexes ou du système de combat, on est surpris par la richesse du titre. L’ensemble devient vite hyper addictif et devrait largement satisfaire les tacticiens en herbe. Une très bonne surprise !

X-Fab

X-Fab est ainsi surnommé car il a passé de longues années au département des affaires non classées du FBI, en compagnie de Mulder et Scully… en tant que pièce à conviction. Persuadé d’avoir été enlevé par des ET, et clamant haut et fort qu’ils l’ont torturé en lui passant la musique de Tetris en boucle durant des semaines, il sait qu’il est différent des autres. Il prétend que son contact avec des entités paranormales lui a alloué des pouvoirs surhumains : ses pouces seraient cent fois plus rapides et puissants que ceux du commun des mortels. En quête de pouvoir, il réunit une équipe d’exception sur WebOtaku afin de convertir l’humanité à la cause des loisirs geek. Ses spécialités : le RPG, le Survival-Horror, l’action-aventure, la baston, les jeux musicaux, et les cernes sous les yeux.

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