[TEST/Opinion] Dishonored 2 (PS4)

Nous avions vraiment adoré le premier volet de Dishonored. Il s’agissait d’une bonne surprise dans le monde de l’infiltration, et toutes les idées novatrices qu’il proposait à l’époque rendait le titre d’Arkane unique. Ce deuxième opus très attendu parvient-il à renouveler l’exploit ? Au diable le suspense ; la réponse est oui, sans aucun doute ! Ci-dessous nos impressions à chaud une fois le jeu bouclé dans tous les sens, en commençant par ses grosses qualités, puis ses rares points faibles.

..// PROS aka Ne pas rester dans l’ombre, être l’ombre //..

On adore pouvoir jouer Emily ou Corvo. Si les deux personnages ne sont pas si différents, modifiant surtout quelques dialogues çà et là, et offrant quelques spécificités au niveau des pouvoirs disponibles, il reste intéressant d’avoir le choix entre jouer l’Impératrice Emily ou son père, Protecteur Royal depuis la nuit des temps. Dans les deux cas, ils permettent tous deux de jouer d’une manière discrète ou de faire un carnage. Cela reste un moyen élégant de justifier une nouvelle partie, en décidant qui des deux sera le tueur sans pitié et qui sera la bonté incarnée.

L’univers demeure intéressant et la DA toujours aussi efficace. Avec son style cartoon toujours très marqué, Dishonored 2 s’offre un beau passage sur cette génération avec des environnements recherchés et détaillés, de beaux points de vue sur la topologie intéressante de Karnaca, et des personnages qui siéent à merveille à l’univers magico-steampunk de la licence. Les divers effets liés aux pouvoirs sont relativement plaisants, tout comme les balades dans le Grand Vide même si celui-ci s’avère plutôt… Vide… Logique.

Le level design a été travaillé à merveille pour permettre toutes les approches possibles ; qu’elles soient furtives, en force, avec ou sans les pouvoirs de l’Outsider. Il est intéressant de voir que certaines missions peuvent offrir un feeling radicalement différent comme l’infiltration du « techno manoir » où l’on pourra passer totalement inaperçu ou à l’inverse, être sous l’œil de son propriétaire du début à la fin, ce dernier suivant notre progression et répondant à nos actions. Du bon boulot.

La version française se montre de qualité. D’un autre côté, ce n’est pas comme si on avait le choix entre plusieurs langues. Fort heureusement pour nous, les voix françaises collent bien aux personnages, malgré une synchronisation labiale toujours aux fraises (l’anglais prédomine un peu trop).

..// CONS aka Délier la langue de Delila //..

On déplore en revanche une IA aux réactions parfois étranges. Outre son côté « je tourne en rond » que l’on peut parfois casser en lançant une bouteille dans un coin pour la réveiller, il arrive parfois que l’IA fasse preuve d’un côté suicidaire étonnant, comme lorsque ce Superviseur – trop pressé de massacrer deux civils – s’est jeté sur eux après leur avoir lancé une grenade. C’est sans surprise qu’il s’est fait pulvériser au grand étonnement de ses collègues qui sont passés en mode alerte.

Comme évoqué plus haut, il existe trop peu de différences à jouer Emily ou Corvo. Il reste dommage qu’il n’y ait pas de missions dédiées à l’une ou l’autre, ni de passage qui favorise Emily plutôt que Corvo, et vice-versa. Il eut été intéressant de pouvoir résoudre certaines missions d’une manière unique selon que l’on joue l’Impératrice ou le Protecteur Royal.

La fin s’avère décevante. Outre les éternelles petites scénettes qui nous montrent les habituelles conséquences de nos actes, il y a comme qui dirait « le Grand Vide »… Ou justement non. Il manque toute la partie sur l’Outsider dont on attendait logiquement un petit débriefing bien plus personnel, eu égard à tout ce qu’il peut nous raconter pendant le jeu et certains événements. On aura donc le strict minimum, trop vite expédié avant les crédits de fin.

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Si l’univers de Dishonored 2 nous sort de Dunwall pour nous faire goûter à la partie sud de l’Empire, on ne sera pas trop dépaysé par cette suite qui réutilise beaucoup de l’existant du premier épisode. Le jeu reste d’une efficacité redoutable en matière de liberté d’approche de chaque mission, nous laissant toujours maître de nos choix quant au type de justice à appliquer. Très semblable dans son concept à un Deus Ex, il se démarque assez nettement de son concurrent grâce à son univers plus fantaisiste et empreint de magie. On pourrait presque parier sur un troisième épisode qui nous emmènerait faire un tour du côté de Tyvia, ville située dans l’archipel nord de l’Empire. Chiche ?

..// OVERVIEW //..
Temps de jeu : 25h (Emily) + 8h (Corvo) = 33h

Style de jeu : 100% infiltration avec l’Impératrice Emily en mode Very Hard, en ne tuant personne et en n’étant jamais détecté. 100% bourrin avec le Protecteur Royal Corvo en mode Easy, et tuant tous ceux qui étaient sur mon chemin (pour la curiosité de jouer en étant vilain), mais pas les innocents (faut pas pousser).

Dark Inquisitor

Dark Inquisitor est le représentant sur Terre de l’Ordo Malleus et du Serial Gaming. Renvoyé dans le temps par l’Empereur de l’Humanité, il s’assure que les joueurs appliquent la Règle de la Priorisation. Cette règle qui soumet les jeux à une sélection draconienne afin de ne jouer qu’à ceux correspondant à chaque profil de joueur en fonction du temps disponible. Ses pouvoirs d’inquisiteur lui permettent toutefois de profiter de failles temporelles pour jouer plusieurs heures sans que le temps ne s’écoule et donc de finir des jeux alors même qu’on ne l'a pas vu toucher une manette pendant plusieurs jours. Ses spécialités : les RPG, les survival-horror, l’action-aventure, quelques ovnis du jeu vidéo et les motos custom.

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