Tough

Arts martiaux, succession, combat et grand esprit, voilà en quelques mots ce que représente la série Tough (dur à cuire). Tetsuya Saruwatari a réussi un cocktail explosif qui ravira tous ceux qui aiment les arts martiaux dans la plus pure des traditions. Au menu, karaté, jiu-jitsu, boxe, catch, combat de rue et bien sûr des corps musclés et du sang. Tough fait vraiment partie des séries phares du moment donc il était naturel de lui consacrer un article entier.

Un art destructeur

Pour commencer, Tough est l’histoire d’un jeune homme, Kiichi Miyazawa alias Kibô, né dans une famille de combattants qui perpétuent la voie de la sagesse et du combat. Héritier de la quinzième génération d’une ancienne voie martiale de l’assassinat, le style Nadashinkage. Ce style de combat vieux de plusieurs siècles a droit de vie et de mort sur ses ennemis. Kiichi sait bien qu’un jour il devra prendre la place de son père à la tête du clan. Mais pour cela, il doit apprendre sans relâche, une à une toutes les techniques ou presque des adversaires qu’il rencontrera au fur et à mesure de sa vie. On peut dire qu’il ne vit que pour ça et, de plus, il n’a pas le droit à l’erreur. En cas de défaite contre un adversaire, il devra emporter tous ces siècles de connaissance du combat avec lui dans sa mort.

Tout commence par une banale embrouille : un jeune homme se fait prendre par des yakuzas dans une ruelle. Manque de chance, ils ne savent pas qu’ils cherchent des crosses à Kiichi Miyazawa. Vite fait, bien fait, les voilà au tapis avec quelques bobos et une sacrée frayeur. Kiichi est respecté par tout le monde dans son quartier, c’est un peu le caïd. Seulement voilà qu’apparaît un mystérieux homme aux cheveux longs qui a pris comme punching ball un camion. L’homme en question se nomme Mitsuhide Kuroda, héritier du style Nadashinyo. Comment va bien réagir Kiichi face à un tel homme ?

     

Un manga des plus attractif

Le manga de Saruwatari-san se place très bien parmi les manga de « baston ». C’est vraiment une valeur sûre pour une personne qui recherche dans ce genre de registre. Même si ses concurrents se nomment Ken le survivant, Racaille Blues ou bien Coq de Combat, Tough vaut vraiment la peine de s’y arrêter.

Je tiens à le dire tout de suite, Tough fait partie des séries longues. A lui tout seul, il égalise l’un des blockbusters de ces dix dernières années avec ses 42 volumes : Dragon Ball. Nous n’en sommes pour l’instant qu’au 22e tome à ce jour. Mais pas de panique car Tetsuya Saruwatari a l’intention de faire une deuxième série avec, toujours comme héros, notre Kiichi favori. Quand on se lance dans Tough, c’est donc pour un moment, mais quel moment. L’histoire qui semble très banale se développe rapidement. On se fond dans la vie de Kiichi et on commence à suivre ses progrès avec beaucoup d’intérêt.

 

Au départ le manga a énormément de lacune au niveau du graphisme mais au fur et à mesure des tomes, le style prend plus de forme et d’envergure, ce qui rend le plaisir de lecture plus intense. Regardons plus profondément, Saruwatari étant un fan des combats organisés par le K-1 au Japon, il arrive à reproduire parfaitement le corps d’un combattant pendant l’effort comme au repos. C’est vraiment un point très positif car la plupart des combats se déroule au corps à corps style jiu-jitsu et judo.

Qui dit combat dit aussi violence. Tough n’échappe pas à la règle, ici elle est omniprésente. Dans un combat qui se respecte, il arrive que le sang coule et vu que la plupart des combats se fait dans la rue, parfois les membres se brisent et c’est pas très joli à voir. Il se pourrait que quelques questions vous viennent à l’esprit, comme par exemple, la violence est-elle justifiée ? Dans un sens, oui, car le mangaka essaye de rendre les combats le plus réalistes possible. Vous l’avez peut-être déjà remarqué mais même dans un vrai match avec des règles strictes comme la boxe anglaise, il arrive très souvent que le sang coule. Est-elle réaliste ? Dans la plupart des cas oui, la violence dans les clefs au corps à corps sont tout à fait réalisables en vrai. Bien sûr, il arrive que Kiichi réussisse des coups surprenants mais c’est pour donner plus de pêche et de dynamisme dans un duel. Et pour finir, est-elle morale ? Je serais encore une fois partagé car certaines fois, elle peut l’être. Dans des cas où l’adversaire de Kiichi refuse de se soumettre même s’il sait que le match est fini, là elle sert à arrêter définitivement les agissements meurtriers de l’adversaire en question. Et d’un autre côté, il arrive que certains personnages usent de cette violence par pur loisir et intérêt personnel. Dans ce cas précis, c’est surtout le mangaka qui utilise la violence comme moyen de présentation du personnage qui sera dans la plupart des cas un futur méchant et adversaire de notre héros.

     

Un casting de choix

Le choix a été très dur car la série Tough regroupe beaucoup de personnages charismatiques. Bien sûr, il est impossible de tous vous les présenter sinon il y en aurait vraiment trop. Voici donc les cinq personnages que vous retrouverez le plus souvent dans le manga.

Kiichi Miyazawa : Héros de la série, il est lycéen dans la vie mais on ne peut pas dire que ça lui réussit. Cancre de sa classe, il peut se réjouir car pour lui, les études ne lui serviront pas à grand chose. Prédestiné à être le chef du clan Nadashinkage, il saura faire face aux difficultés qui se dresseront devant lui. Plus personnellement, Kibô est un bout entrain, toujours heureux et plein de bonne volonté, il saura remettre ses adversaires sur la bonne voie. Kiichi, un héros comme on les aime.

 

Mr. Miyazawa Seiko : C’est le père de Kiichi et chef du clan Nadashinkage. C’est un homme mystérieux et très réservé. On ne peut pas dire grand chose sur lui si ce n’est qu’il fait preuve d’une grande sagesse et qu’il respecte avec beaucoup d’attention les espèces vivant sur Terre. Toujours humble avec les plus faibles que lui, il ne se sert de son art que pour les bonnes causes. Un personnage au charisme énorme et qui séduira beaucoup de lecteurs.

Seiji Kiba : Ennemi numéro un de la famille Miyazawa. Il est considéré comme l’home le plus fort et a hérité du pseudo « d’ Iron kiba ». Il a un caractère assez trempé et ne supporte pas de perdre ses combats. Il a affronté le père de Kiichi dans sa jeunesse. Le triste cadeau qu’il en a gardé, c’est la perte de son œil gauche et une fissure dans sa fierté de combattant. Depuis cet échec cuisant, il s’efforce de détruire la destinée du clan Nadashinkageryu.

Yoshiki Takaïshi : Surnommé « le mangeur d’hommes », il arrivera dans l’histoire de Tough à partir du huitième tome. Après son combat contre Kiichi, Yoshiki se range à ses côtés et devient son meilleur ami et bien sûr son frère d’arme. C’est un ancien catcheur et boxeur style muay thaï qui ne supportait plus de rester dans l’ombre des combattants minables. Il a donc choisi de se battre contre Kiichi pour pouvoir approcher et affronter Kiba, si bien sûr il réussissait avant à battre la famille Miyazawa.

Garcia : Surnommé le Cyborg, ce jeune combattant américain, âgé d’à peine dix-sept printemps a réussi l’impossible en battant Iron Kiba en moins de cinquante deux secondes. Sans état d’âme, Garcia ne ressent pas de pitié envers ses adversaires et les brise jusqu’au dernier os. Il ne laisse jamais un adversaire quitter le ring sans lui imprimer une peur de lui pour que ce dernier ne revienne jamais combattre. En un mot, Garcia est un monstre créé pour tuer.

Pour récapituler, Tough ravira tous les fans de baston et d’arts martiaux. L’action y est très soutenue, on apprécie aussi de voir Kiichi évoluer au fur et à mesure de son aventure. Vraiment, c’est une série à lire et à relire absolument, tout est là pour passer un excellent moment. Le design, l’histoire et les personnages attachants font que ce manga restera parmi les séries les plus populaires du moment.

Emperor Thouther

Emperor-Thouther, aussi surnommé Mini-Ken, a eu une révélation en trébuchant sur une fourchette, perçant ainsi sept trous en forme de constellation de la grande ourse dans sa poitrine. Depuis, il a sillonné les routes de France dans l’espoir de maîtriser tous les secrets de l’école « Hokuto de Cuisine ». Maintenant qu’il a atteint le point culminant de sa force en ayant fait le tour du monde avec une borne d’arcade Atomiswave sur le dos, il s’en est retourné dans sa belle région Bordelaise, où il enchaine les parties de KOF et autres Fatal Fury dans son salon, entre deux épisodes de ses séries Sentai favorites. Ses spécialités : la baston sous toutes ses formes, les FPS, les TPS, les comics, les sentai et bien sûr, l’univers de Tetsuo Hara.

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